Les Racines du monde

de Byambasuren Davaa

avec Bat-Ireedui Batmunkh, Enerel Tumen, Yalalt Namsrai

Mongolie - 2021 - 1H36 - VOSTF

  • Jeune public · À partir de 8 ans
Séance le mercredi 2 avril à 16h15 dans le cadre de Collège au cinéma

En Mongolie, le père d’Amra, chef des derniers nomades, s’oppose aux sociétés minières internationales à la recherche d’or dans les steppes. Après sa mort dans un tragique accident, son fils entreprend de continuer son combat mais avec les moyens d’un garçon de 12 ans…

« En l’espace de quatre films, la réalisatrice mongole Byambasuren Davaacartographie les paysages de son pays natal, tiraillé entre ses traditions et une inquiétante modernité. Dans son dernier film, Les Racines du Monde, elle explore les steppes défigurées par l’arrivée des sociétés minières internationales, qu’elle filme à hauteur d’enfant. Amar, petit garçon de douze ans, vit avec ses parents dans une yourte au cœur des steppes. Byambasuren Davaa dresse le portrait d’une communauté nomade éloignée des clichés occidentaux. Loin d’être déconnectés d’une certaine idée de la modernité, les nomades cultivent un amour profond pour leur tradition culturelle tout en trouvant un certain équilibre avec la technologie. Une rencontre inédite qui s’opère dans le télécrochet Mongolia’s Got Talent, où Amar chante avec émotion Les rivières d’or – inspirée par une chanson traditionnelle et écrite pour l’occasion par le chaman Lkhagvasuren – devant la Mongolie toute entière, réunissant le temps d’un instant deux modes de vie diamétralement opposés. L’idée de la transmission guide tout le récit : Amar hérite malgré lui de la fonction de patriarche et se met en tête de continuer à véhiculer les idées de son père, chef de la communauté, en lutte contre l’exploitation des terres par les industriels. Une mission qui n’est pas sans risques, et qui s’effectue avec les moyens d’un enfant de douze ans. Byambasuren Davaa fait de l’enfant le moteur d’une révolution environnementale, qui incarne l’avenir de tout un pays. Avec Les Racines du Monde, la réalisatrice Byambasuren Davaa offre un joli récit écologique à travers les yeux d’un enfant, et exprime l’urgence de préserver la culture et nature mongole. » Sorociné