
Tardes de Soledad
avec Andrés Roca Rey
Espagne - 2025 - 2H06 - VOSTF
A travers le portrait du jeune Andrés Roca Rey, star incontournable de la corrida contemporaine, Albert Serra dépeint la détermination et la solitude qui distinguent la vie d'un torero. Par cette expérience intime, le réalisateur de PACIFICTION livre une exploration spirituelle de la tauromachie, il en révèle autant la beauté éphémère et anachronique que la brutalité primitive. Quelle forme d'idéal peut amener un homme à poursuivre ce choc dangereux et inutile, plaçant cette lutte au-dessus de tout autre désir de possession ?
« Tardes de soledad n’est pas un film sur la souffrance animale. Il n’est ni pour ni contre la tauromachie. Ou alors tout contre. Au plus près d’un torero et pas n’importe lequel. Roca Rey, né au Pérou, en Espagne depuis ses 10 ans, aujourd’hui âgé de 28 ans et roi de l’arène. Les caméras d’Albert Serra ne le lâchent pas d’une semelle dans sa tournée à travers le pays, de Madrid à Séville. Elles l’isolent du public. Les gradins restent hors champ, invisibles mais sonores. Le brouhaha, la clameur, ou les invectives ne font qu’accentuer le sentiment de solitude du torero. Des 600 heures de rushs accumulés, Serra ne garde que deux heures de ce qui s’apparente à une seule faena, la série de passes exécutés avec la muleta qui conduit inexorablement à la mort du taureau. Le cinéaste déconstruit la scénographie de la corrida, en même temps que sa dramaturgie. Il la dépouille de son folklore, de son pittoresque. Il n’en garde que son essence, physique et violente. Le sable (« arena » en espagnol), le sang, la mort. » Le Figaro
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samedi 05 avril
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